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        « Au moment de rejoindre la maison Stock, et quittant une autre belle maison de littérature, j’ai pensé : quelle en est la couleur, quel en est le visage ? Et c’est bien sûr la Bleue qui m’est apparue, avec sa sobriété, son élégance, et le choix fait uniquement en France d’une seule couleur pour désigner toute une famille d’auteurs. Et quelle famille ! Des voyageurs, des sédentaires, des imaginatifs, de l’autofiction, du réalisme, de la brutalité, de la douceur, des hommes, des femmes.


Tout un mélange qui a donné une partie importante du paysage littéraire français d’aujourd’hui.


Jean-Marc Roberts disait qu’il aimait publier des gens différents, des auteurs qui ne sont pas tous les mêmes. Il avait mille fois raison. Sous la Bleue, mais aussi sous la Crème (avec des récits autobiographiques), sous la Framboise (j’aime l’idée d’une couverture « framboise », acidulée, moderne, souvent féminine), sans oublier La Forêt que dirige Brigitte Giraud, ce sont des voix multiples. Je pense que c’est important d’entendre une voix singulière, une différence, un propos venu d’ailleurs (de n’importe quel endroit, de l’Afrique à l’Asie, du Nord au Sud), une vision du monde. C’est rare, c’est précieux. Notre métier consiste à aider cette diversité.


Quand je lis un manuscrit, qu’il s’impose à moi, c’est aussi cette voix que j’entends. J’oublie tout, parfois le bruit du monde s’assourdit. La lecture est une activité asociale, un « vice impuni ». Puis, seulement après, l’éditeur revient, il pense commerce, promotion, succès, et je me dis, allons-y. Et puis on le passe à d’autres, à une équipe, à des libraires, à des lecteurs,  on le partage, on le soutient, et si on réussit, cette voix est devenue un concert. Une harmonie.


J’espère de tout cœur partager bientôt ces moments avec vous. »


Manuel Carcassonne

Réalisation : Olivier Patron, 2013

 

De Louis Aragon à Émile Zola, de Jean Cocteau à Guillaume Apollinaire, les plus grands auteurs français ont été publiés chez Stock.


Comme hier, nous révélons au grand public les talents d’aujourd’hui et de demain. Avec « La Bleue », avec « La Forêt », mais également avec de nombreux romans hors collection, tous les livres que nous publions sont des coups de cœur pour des textes de grande qualité.


La Bleue
La collection « La Bleue », créée par Jean-Marc Roberts, a trouvé sa place depuis 1999 chez Stock. Consacrée à la littérature française, elle accueille des romanciers aussi différents qu'Erik Orsenna, Philippe Claudel, Justine Lévy, Brigitte Giraud, Éric Reinhardt ou Nina Bouraoui, mais également des personnalités plus inattendues comme François Berléand. 


« La Bleue » a permis à de très nombreux lecteurs de découvrir de nouveaux talents et a su imposer des romanciers prometteurs. Reconnue par la critique, cette prestigieuse collection fait l'événement à chaque rentrée littéraire. 


Plusieurs de ses auteurs ont été couronnés par des prix littéraires renommés : François Taillandier (Anielka), Grand prix du Roman de l'Académie française 1999 ; Edwy Plenel (Secrets de jeunesse), prix Médicis essai 2001 ; Philippe Claudel (Les âmes grises), prix Renaudot 2003 ; Nina Bouraoui (Mes mauvaises pensées), prix Renaudot 2005 ; Brigitte Giraud (L'amour est très surestimé), bourse Goncourt de la nouvelle 2007 ; Frédéric Brun (Perla), bourse Goncourt du premier roman 2007 ; Jean-Marc Parisis (Avant, pendant, après), prix Roger Nimier 2007 ; Jean-Éric Boulin (Supplément au roman national), prix de la Vocation 2007 ; Vassilis Alexakis (Ap. J.-C.), Grand prix du Roman de l'Académie française 2007 ; Philippe Claudel (Le rapport de Brodeck), Prix Goncourt des lycéens 2007 ; Eric Faye (Nagasaki), Grand prix du Roman de l'Académie française 2010 ; Gérard Guégan (Fontenoy ne reviendra plus), Prix Renaudot Essai 2011.

 

La Forêt

La collection de littérature « La Forêt », créée en 2010, est dirigée par Brigitte Giraud, écrivain.


«La Forêt » publie des textes de littérature sans a priori sur la forme, romans, récits, nouvelles…, dont la démarche d’écriture, la voix et le travail sur la langue font preuve d’un engagement fort et singulier. 


À raison de trois ou quatre textes par an, « La Forêt » s’attachera à révéler des écrivains dont le travail s’inscrit dans l’esprit de la collection.

« J’ai nommé cette collection “La Forêt” parce que ce mot porte en lui tout ce qui est à l’origine de l’écriture : l’enfance, l’inquiétude, le mystère, le jeu entre l’ombre et la lumière… 
 

La forêt est l’endroit où l’on se perd sans pour autant disparaître et fait écho aux contes qui nous ont effrayés quand nous étions enfants.
 

Pour moi, la forêt est le premier territoire de l’imaginaire. »

Brigitte Giraud